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INTERVIEW - Le rôle du Directeur Coordonnateur de la Gestion du Risque (DCGDR)

Avec la mise en place de l’Agence Régionale de Santé (ARS), l’Assurance Maladie a souhaité développer une mission de coordination régionale de la Gestion du Risque - confiée en Franche-Comté à Maxime Rouchon, directeur de la CPAM du Doubs.

M. ROUCHON, que est le rôle du Directeur Coordonnateur ?

Le directeur coordonnateur est l’interlocuteur régional unique du régime général pour l’ARS. Il assure également un rôle de correspondant régional de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie dans le cadre de la gestion du risque.

Le DCGDR veille à la mise en œuvre par les organismes du régime général (Caisse primaire d’Assurance-maladie, Direction Régionale du Service Médical et CARSAT) des actions de gestion du risque conformément aux orientations nationales. A ce titre, il est le garant, à travers la signature du Contrat ARS-CPAM-DCDGR, du degré de mobilisation des moyens de l’Assurance Maladie en région et de l’atteinte des objectifs déclinés localement.

Il veille également à la transmission  des informations issues des bases informationnelles de l’Assurance Maladie, nécessaires aux actions menées dans le cadre du programme pluriannuel Régional de Gestion du Risque, dont il définit le contenu avec la Directrice Générale de l’ARS. 

Sur quelles actions, êtes vous plus particulièrement investi ?

En Franche-Comté, l’offre de soins est fortement structurée autour du Centre Hospitalier Universitaire de Besançon et le Centre Hospitalier de Belfort- Montbéliard. A titre d’exemple ces deux établissements représentent plus de 70% des prescriptions de transports de la région, et une proportion importante des prescriptions médicamenteuses. Or ces postes de dépenses connaissent une évolution importante. Il est donc nécessaire d’agir.

Ainsi, le DCGDR s’est vu confier le pilotage des actions en matière de Prescriptions Hospitalières délivrées en Ville, avec notamment le déploiement d’un outil réglementaire: le Contrat d’Amélioration de la Qualité et de l’Offre de Soins. Le DCGDR assure donc avec le concours des Caisses Primaires la promotion de cet outil contractuel, qui permet d’intéresser ou de sanctionner l’établissement en fonction de ses résultats en matière de prescriptions de Transport ou de Médicaments.

Le DCGDR a également coordonné le déploiement de la Mise Sous Accord Préalable, dispositif contraignant qui permet d’inciter les établissements à intervenir en ambulatoire pour 18 gestes marqueurs (comme par exemple les amygdalectomies, les arthroscopies du genou, les opérations des varices etc) – ce sont les directeurs de Caisse Primaire accompagnés des Médecins Chefs locaux et de la Direction régionale du Service Médical qui ont présenté la démarche aux direction et professionnels de santé des établissements.

Sur quels autres domaines, intervient le DCGDR ?

Au-delà des compétences croisées avec l’ARS sur certains sujets de Gestion du risque (Transport, Médicaments etc..), le DCGDR au sein de l’Assurance Maladie a des compétences propres : il est responsable de la politique régionale en matière de lutte contre les fraudes, ainsi que de la coordination en matière d’actions de contrôle et de contentieux. Sur ces deux points, il rend compte directement à la Caisse Nationale des résultats obtenus et supervise les décisions prises localement.